Avant de participer à la conception de l’Alfa Romeo Giulietta chez Fiat Group Automobiles, Vincent Delage a connu diverses expériences de part le monde. Retour sur un parcours rythmé par des opportunités.
Quel a été votre parcours professionnel ?
« Ma carrière professionnelle est marquée par la diversité. J’ai commencé dans la construction de gros ouvrages et plus spécialement par des assemblages soudés : viaducs, colonnes et échangeurs de raffinerie, pipeline… J’étais souvent sur le terrain en atelier ou sur les chantiers (TUV, Cimolai). Puis je suis passé par la gestion d’entreprise, le commercial, l’engineering (Akka Technologies). Enfin, j’ai été embauché par un constructeur automobile, Fiat. Tous ces postes avaient un point commun : l’international. J’ai effectué plusieurs séjours dans différents pays : Italie, Belgique, Allemagne, Finlande, Brésil… »
Quel est votre métier aujourd’hui ?
« Mon métier ? Faire en sorte que les choses arrivent. A partir d’un modèle de style inerte, comme un bloc de polystyrène grandeur nature qui représente les dimensions et les volumes de la voiture, je dois aboutir, 2 ans plus tard, à fêter la première automobile sortie de la ligne de production. Je pilote l’engineering entre le point de départ et le point d’arrivée. Entre temps, il y a eu beaucoup de passions, de travail, de café, d’insomnies, de sueurs et d’huile de coude. Pour l’Alfa Romeo Giulietta, j’étais en charge de l’équipe projet Body (caisse, plancher, ouvrants), c’est-à-dire tout ce qui se voit à l’extérieur d’une voiture, sauf les roues et l’antenne. Rapidement, en quelques chiffres, cela représentait la gestion de 3 chefs de projets, 90 techniciens Fiat, 30 M€ budget R&D, 130 M€ budget outillage et 20 fournisseurs intégrés dans l’équipe de développement. »
Quelques mots sur l’Alfa Romeo Giulietta…
« Au-delà d’une des plus belles lignes du panorama automobile, cette voiture présente tous les atouts de la sportivité dans la tradition Alfa Romeo. C’est un véhicule de référence pour la sécurité avec sa structure à déformation contrôlée et ses systèmes d’air-bags qui la mettent au niveau d’une BMW série 5. »
Qu'est-ce qui vous motive professionnellement ?
« J’aime le concret, pas de plan sur la comète. Nous avons un objectif, des moyens, à nous de parvenir au meilleur résultat. »
Quels sont d'après vous les atouts de la formation Polytech ?
« Au sortir de l’école Polytech, je me suis confronté professionnellement à différents jeunes ingénieurs comme moi et je dois dire que je n’ai pas eu à avoir honte de ma formation. Moderne, ouverte sur le monde de l’entreprise, ma formation Polytech m’a apporté d’excellentes bases scientifiques et technologiques, complétées par des cours de langues, de communication, de techniques audiovisuelles... »
Un conseil pour les plus jeunes ?
« Osez ! Voyagez ! Et soyez à l’affût des occasions pour les saisir à la volée ! »
Avez-vous gardé des contacts avec d’autres diplômés Polytech ?
« J’ai malheureusement très peu de contact avec mes camarades de promo du fait de mes multiples déménagements et changements de téléphone. Mais cela est en train de changer grâce aux réseaux sociaux, j’ai réussi à en retrouver une dizaine. Et je serai très intéressé par un site communautaire proposant de réels services comme ceux de Polytech Nantes, Orléans ou Lille. »













