Depuis sa dernière année de cycle ingénieur Polytech, effectuée à la McGill University à Montréal,
Sébastien Legghe a connu diverses expériences professionnelles : service civil en tant que coopérant au Gabon, ingénieur réseau puis animateur des équipes support monde chez PSA Peugeot Citroën, responsable d’un centre de profit chez GDF Suez…
Témoignage d’un passionné.
Quel est votre poste aujourd’hui ?
« Depuis fin 2010, je suis chef de projet radio au ministère de l'Intérieur, affecté à la Gendarmerie nationale. Je suis en charge d'étudier et de planifier les évolutions du réseau radio de la Gendarmerie qui s'appuie sur une infrastructure IP de plus de 600 points. Selon les besoins des équipes opérationnelles sur le terrain, je mobilise les ressources du réseau pour assurer les meilleures transmissions, voix et data. Je vérifie les couvertures, le nombre d’utilisateurs, la capacité des relais, j’analyse toutes ces données à partir de systèmes informatisés fournis par EADS. »
Vous travaillez exclusivement avec la Gendarmerie nationale ?
« Non, notre réseau s’ouvre à d’autres structures. Nous mettons par exemple notre réseau à disposition de la marine nationale. Par ailleurs, nous menons une expérimentation avec des Conseils généraux dans le cadre de la refonte de l’organisation territoriale. Nous testons un système de radio entre véhicules de la Direction départementale des territoires en charge de la gestion des routes. »
Vous avez donc de nombreux interlocuteurs ?
« Oui, et c’est ce qui me passionne dans mon métier : les contacts, les relations avec les utilisateurs, les industriels… Quand nous rédigeons un cahier des charges pour des utilisateurs, nous devons prendre en compte leur problématique métier. Nous découvrons ainsi de nombreuses professions. J’évolue donc dans un environnement humain très riche, que la mobilité et les nombreux déplacements sur le terrain ne font que renforcer. J’apprécie de pouvoir apporter mon expertise et assurer le support d’applications concrètes afin de répondre aux attentes. »
Et côté technique ?
« J’aime les défis techniques. Je dois être capable de maîtriser les technologies, la transmission d'information sur réseau IP, pour offrir le meilleur service aux utilisateurs et de nouvelles applications métiers en fonction de leurs besoins. »
Quels sont d'après vous les atouts de la formation Polytech ?
« Les écoles du réseau Polytech fournissent un socle de formation scientifique très large. De ce fait, j’ai pu aborder les évolutions professionnelles ou technologiques avec plus de sérénité. Dans chacun de mes postes, j’ai utilisé des éléments de ma formation initiale quelle que soit l’activité concernée. Par ailleurs, leur proximité avec les universités leur permet de disposer de moyens importants notamment en matière d’équipements scientifiques dans les laboratoires de recherche. Le tout avec des frais de scolarité limités pour un diplôme reconnu... »
Quels conseils donneriez-vous aux élèves ingénieurs ?
« Je crois qu’il ne faut pas s’enfermer dans une activité exclusivement technique. Oser affronter le monde dans sa globalité et pouvoir se mettre dans le contexte de l'interlocuteur, quel qu'il soit, est un atout pour un ingénieur aujourd’hui. De même, s’intéresser à ce que font ses collègues ou les autres services de son entreprise, toujours garder une ouverture d’esprit forte, voilà qui peut aider à évoluer dans sa carrière. Surtout, n’ayez pas peur du changement, des évolutions, au niveau technologique comme au niveau des fonctions. »
Gardez-vous des contacts avec les « anciens » ?
« De façon occasionnelle… Mais le réseau des anciens diplômés est fondamental. Dans mon parcours professionnel, j’ai remarqué, a posteriori, que plusieurs de mes supérieurs hiérarchiques ayant contribué à mon recrutement étaient diplômés de Polytech Lille. Coïncidences ? Je ne crois pas. Par ailleurs, quand je m’installe dans une nouvelle région, je regarde dans l’annuaire des anciens si un camarade de promotion est dans le secteur. Cela m’a parfois permis de renouer des contacts. »













