Leur passion ? L’entreprise !
Samuel Jouzel et Thibaud Plaquet, élèves apprentis ingénieurs à Polytech Paris-UPMC, ont une passion commune pour la création d’entreprise. Ensemble, ils ont décidé de faire un test grandeur nature. Explications.
Pourquoi avoir choisi la voix de l’apprentissage, plutôt que la filière classique ?
Samuel Jouzel : « J’avais envie d’avoir un vrai lien avec l’entreprise. Quand vous êtes apprenti, vous faites partie de l’équipe, vous êtes reconnu par l’entreprise et ses collaborateurs. L’aspect financier est également intéressant puisque l’apprentissage permet de financer ses études. Par ailleurs, sortir de sa formation initiale avec en plus trois ans d’expérience professionnelle est un atout supplémentaire. »
Thibaud Plaquet : « L’apprentissage nous offre l’occasion de découvrir les différents métiers de l’entreprise. Un aide précieuse ! A l’origine, je me voyais bien dans la Recherhe&développement… Finalement, l’entrepreneuriat m’attire beaucoup plus. Un apprenti en entreprise a de réelles responsabilités. Une absence, par exemple, a plus d’impact sur la réalisation d’un projet et la vie d’équipe, que le fait de manquer un cours que l’on peut rattraper. »
Pour votre projet de dernière année de cycle ingénieur, vous avez tenté une expérience particulière…
Samuel Jouzel : « Le projet de dernière année est effectué en cinq semaines consacrées à la réalisation d’un projet technique, le projet de fin d’études. Notre idée est de créer une borne tactile interactive qui pourra être utilisée comme poste pour être pris en photo, comme terminal pour délivré une carte de fidélité ou comme simple borne d’information sur des salons… Et nous accompagnons cette conception technique par une démarche de création d’entreprise. »
Thibaud Plaquet : « Nous avons choisi de tenter cette création d’entreprise dans le cadre de l’opération « Demain mon entreprise » de la Chambre de commerce et d’industrie de Versailles. Notre projet devra être présenté et défendu devant un jury. Si nous sommes lauréat, nous pourrions intégrer un incubateur. Nous menons donc deux travails complémentaires de front : le projet de fin d’études, la démarche de création d’entreprise. »
Qu’est-ce qui vous attire dans la création d’entreprise ?
Samuel Jouzel : « L’entrepreneur doit être créatif, il doit parfois s’affranchir de l’aspect technique. C’est une manière d’aborder toutes les facettes du métier d’ingénieur : innovation technique, gestion, travail en équipe, commercialisation, communication… Travailler pour démontrer que notre solution peut fonctionner est très motivant. »
Quelles suites pensez-vous donner à ce travail ?
Thibaud Plaquet : « Nous avons établi une étude financière, un business model, un plan de communication. Nous avons rencontré des clients potentiels… Quand le jury de la CCIV nous aura donné son avis sur la viabilité de notre plan, nous déciderons de la suite à donner. Trois ou quatre mois supplémentaires seraient nécessaires pour affiner notre projet. »
Samuel Jouzel : « Nous avons tous les deux postulé au master Entrepreneuriat de l’Essec. Nous envisageons de toute façon d’effectuer un deuxième travail sur ce projet. Et nous sommes prêts à travailler sur une autre idée si celle-ci n’est pas la bonne.»
Thibaud Plaquet : « La notion d’équipe est importante, nous avons appris à travailler ensemble. Si nous ne travaillons plus sur ce projet, nous saurons travailler sur un autre. »
Quel regard portez-vous sur le réseau Polytech ?
Samuel Jouzel : « Le réseau Polytech propose une bonne répartition des spécialités d’ingénieurs sur le territoire national. Vous avez de bonnes chances de trouver la discipline qui vous intéresse à proximité. Et par la suite, les possibilités de mobilité à l’intérieur du réseau existent. Par ailleurs, le réseau Polytech représente un nombre d’ingénieurs diplômés très important donc beaucoup de relais dans les entreprises. »
Thibaud Plaquet : « Dans le réseau, beaucoup d’étudiants se mobilisent pour les événements organisés par les bureaux des élèves. Outre le fait que cela marque une vie et fabrique d’excellents souvenirs, il ne faut pas oublier que ces relations étudiantes vont devenir votre premier réseau professionnel. Or dans le réseau Polytech, vous avez la possibilité de côtoyer des étudiants de toutes les spécialités d’ingénieurs, une richesse très intéressante. »
Samuel Jouzel : « A Polytech Paris-UPMC, comme dans tout le réseau Polytech, les professeurs sont des enseignants-chercheurs travaillant également dans des laboratoires de recherche. Ce sont de vraies perles dans leur discipline et le lien avec l’université est fort. Grâce à ces enseignants, nous faisons des choses qui sortent de l’ordinaire. Ils sont à l’écoute des étudiants qui peuvent, par exemple, apporter une idée dans un projet à réaliser. »
Un conseil aux jeunes étudiants ?
Samuel Jouzel et Thibaud Plaquet : « Posez-vous la bonne question : Comment je souhaite vivre plus tard ? »















