Témoignages

Lonni BESANCON, Doctorant

Formation

PeiP à Paris-Sud
Cycle Ingénieur Polytech Paris-Sud, Informatique, promotion 2014
Master de recherche en interactions homme-machine (IHM), promotion 2014

Entreprise/Collectivité

Université de Paris-Saclay

Description du poste

J’ai décroché en 2014 mon diplôme ainsi qu’un master de recherche en interactions homme-machine (IHM) afin de pouvoir poursuivre avec mes études avec une thèse de le domaine de l’IHM.

Je suis donc actuellement doctorant-enseignant à l’Université Paris Saclay au sein de deux laboratoires: l’INRIA et le Limsi/CNRS.

Mes travaux de recherche portent sur les interactions tactiles et tangibles. Par interaction tactile, on désigne toute interaction qui se fait par le biais d’un écran tactile (multitouch en général), et cela inclut un certain nombre d’appareil: mur d’écrans, smartphones, tablettes, table, etc. L’interaction tangible consiste à utiliser des objets du quotidien que l’on “augmente” avec des fonctionnalités digitales : par exemple, dans les années 90, il a été proposé à des aiguilleurs du ciel d’utiliser des avions en papier à la place d’icônes virtuelles, pour représenter certaines données de navigation. La souris 3D, pour naviguer dans un environnement 3D virtuel, est un autre exemple d’interaction tangible.

Il me faut au cours de mes travaux étudier et caractériser les avantages et inconvénients de ces deux types d’interactions et voir comment il est possible de les combiner pour explorer des données 3D telles que pet scans cérébraux, mécanique des fluides, astrophysique, etc.
L’objectif de mes travaux est de faciliter le travail des chercheurs dans ces différents domaines. En d’autres termes, il faut voir si l’on peut améliorer le travail des chercheurs en leur proposant de travailler avec autre chose que la banale souris que nous utilisons au quotidien, car elle présente de nombreux inconvénient pour la manipulation 3D (une souris propose de se positionner en 2D, mais pas en 3D).

Mon travail me fait mettre en place des expérimentations pour étudier les différents modes d’interactions et à faire passer des sujets dessus avant d’analyser les différents résultats produits par chacun de mes participants. Outre les analyses statistiques des données de mes participants, il me faut donc coder l’ensemble de mon expérimentation, la mettre en place et parfois créer de nouveaux “gadgets” que je peux imprimer en 3D et programmer. La programmation de ces nouveaux gadgets se fait grâce à des cartes systèmes embarquées (carte ARDUINO par exemple). Il s’agit ensuite de rédiger les conclusions de mes expériences afin de les soumettre à des journaux ou conférences scientifiques.

Une des difficultés de ce domaine est de prédire les résultats que l’on obtiendra et de se fixer des objectifs en fonction de ces résultats. Dans la mesure où nos résultats sont basés sur l’utilisateur qui n’est régit par aucun modèle cognitif ou mental, les résultats sont souvent imprévisibles et très souvent biaisés par l’expérience personnelle. Il s’agit d’essayer d’éviter ces biais naturels et de tirer des conclusions objectives à partir de l’utilisation qui a été faite de chacune des techniques d’interaction que nous leur proposons.

Être doctorant me permet de présenter mes travaux lors de conférences internationales, dans des destinations aussi diverses que Séoul, San Francisco, Austin, Tallinn… 
J’ai également la chance d’être chargé de TD/TP à la fois à Polytech Paris Sud et à l’université Paris Saclay où j’enseigne aussi bien à des PeiP, qu’à des Et5 ou M2.