Témoignages

Loris SIGNORI, Doctorant en métallurgie

Formation

PeiP Polytech Nantes
Cycle Ingénieur Polytech Paris UPMC, Matériaux (chimie), promotion 2015

Entreprise/Collectivité

Tokyo Institute of Technology, department of metallurgy and ceramics science

Description du poste

Au cours de ma formation d’ingénieur, j’ai eu l’occasion d’effectuer un stage en laboratoire ainsi qu’un stage au Japon. Ayant particulièrement apprécié à la fois la recherche et le pays, j’ai décidé de continuer mes études en doctorat au Japon après avoir obtenu mon diplôme et ce, dans l’optique de faire de la recherche en industrie ou en laboratoire par la suite.

Ma thèse s’inscrit dans un projet national de développement de nouveaux matériaux pour les moteurs d’avion. En effet les matériaux actuels bien que performant sont lourds et dans le cadre des réglementations internationales visant à limiter les émissions de CO2, il faut les améliorer ou les changer.

L’intitulé de ma thèse est l’étude des propriétés de fatigue à hautes températures d’aluminiures de titanes forgés.
Pour le moment j’étudie la microstructure des matériaux que je vais tester plus tard. Pour cela je recherche dans la littérature et je pose des hypothèses. Les industriels fournissent un certain nombre d’alliages mais si je souhaite une autre composition, je fabrique mes propres alliages en utilise un four à arc. Je découpe le lingot métallique, ensuite je met les échantillons dans des fours hautes températures pour des durées allant de quelques secondes à plusieurs mois (après avoir au préalablement protégé les alliages de l’oxydation). L'objectif est de changer la microstructure en me basant sur les diagrammes de phases, et ce, pour améliorer les propriétés mécaniques des alliages lors des tests de fatigues. Ensuite j’observe les échantillons à l’aide de microscopes optique ou électronique à balayage. Et enfin après avoir obtenu les résultats, la partie la plus intéressante consiste à comprendre pourquoi a-t-on eu ce résultat ; est il conforme aux hypothèses de départ ? Si non, pourquoi ? Malheureusement on n’a rarement les résultats escomptés du premier coup mais il ne faut surtout pas être désespérer pour autant.

Faire de la recherche est également l’occasion d’assister à des conférences (malheureusement certaines ne sont qu’en japonais) ; d’échanger avec des étudiants et des chercheurs mais également de me déplacer pour des réunions dans les différentes usines des entreprises membre du projet et ainsi les visiter.