Témoignages

Loïc Jean David ARJANEN, Développeur logiciel

Formation

PeiP

Entreprise/Collectivité

Essilor, en Thaïlande

Description du poste

Mon métier consiste à concevoir, développer et maintenir des logiciels d’après une spécification. Ma mission actuelle est de développer et maintenir les logiciels utilisés par Essilor pour le calcul des commandes machines pour tailler un verre d’après une prescription ainsi que les logiciels de support de ladite tâche : faisabilité d’une prescription pour une machine donnée, gestion de références, calcul de surface optique, etc.

La première étape dans la tâche de développement est de coder le logiciel dans le respect du cahier des charges et des contraintes liées aux environnements sur lesquels le logiciel sera déployé, des technologies susceptibles d’être supportées par les équipes de maintenance et d’administration système, du temps alloué, du niveau de compétence des équipes de maintenance et de développement dans les technologies utilisées… La seconde est de tester le logiciel de manière à vérifier que le logiciel répond au cahier des charges. Avec de préférence des tests automatisés, afin de pouvoir tester automatiquement si de futures modifications répondent toujours au cahier des charges. La troisième étape est de préparer la procédure de déploiement à destination des équipes de support. La dernière étape enfin est de tout documenter afin de pouvoir dans le futur disposer d’une première référence quant aux décisions prises et au comportement du logiciel sans avoir à se référer au code. Il est important de noter que ces tâches sont menées plus ou moins en parallèle : tester le logiciel peut s’avérer nécessaire pour continuer le développement dans la bonne direction et un moyen de le déployer peut être requis pour ce faire.

Quant à la tâche de maintenance, il y a deux grandes catégories : la maintenance curative et préventive. En maintenance curative, la première étape est d’analyser le problème, tant en demandant à la personne l’ayant rapporté qu’en menant sa propre investigation. La seconde est d’en déterminer la cause, et s’il est de notre ressort : est-ce un bug logiciel ? Une requête d’évolution déguisée ? Un problème dû à l’environnement du client (autres logiciels installés, navigateurs différents utilisés…)? Une utilisation anormale du logiciel ? Un fonctionnement normal mais inattendu ? La dernière est enfin, si le problème est de notre ressort à corriger, de repartir dans le cycle « développement → test → déploiement → documentation ». En maintenance préventive — chez Essilor principalement du ressort des équipes de tests — sont toutes les tâches telles que créer des jeux de données de tests afin de surveiller le comportement des logiciels aux cours de leur développement, analyser le comportement du logiciel en charge, installer les nouvelles versions des divers logiciels sur les machines de test…

Il y a également d’autres tâches plus apparentées à des tâches de support, telles que créer des matériels de formations ou faire de la veille technologique.

Les deux principales voies d’évolution à Essilor sont le management, et l’expertise technique.

 

Autres informations utiles :

J’ai effectué mes stages dans le développement Web, le développement ABAP et l’Internet des objets. Mes expériences professionnelles ont été dans le transport en France, le développement web en Australie et maintenant l’industrie en Thaïlande. J’ai acquis ce poste via un V.I.E., un programme du gouvernement français pour envoyer de jeunes professionnels travailler à l’étranger dans des entreprises françaises. Si j’ai quelques conseils à donner, c’est premièrement de ne pas avoir peur de partir à l’étranger : une expérience à l’étranger est enrichissante… Parfois stressante, surtout lorsqu’on est dans un pays dont on connaît très mal la langue, mais néanmoins enrichissante. Et puis les V.I.E. sont un excellent moyen d’en obtenir une. Deuxièmement, de toujours avoir à l’esprit pourquoi est-ce qu’on prend un poste donné : est-ce pour la paye ? Pour le lieu de la mission ? Parce qu’on adore la boîte ? À mon avis il faut toujours savoir pourquoi on accepte une offre pour savoir quoi attendre du job. Enfin, le train ne passera pas deux fois : si on ne prend pas une offre qui nous intéresse, il faut garder à l’esprit qu’on pourra obtenir mieux, pire ou équivalent mais pas la même chose, ne serait-ce que parce que le temps passe et les circonstances changent avec lui.