Témoignages

Yohann SPIEGEL, Process and Application Manager

Formation

DUT Sciences et Génie des Matériaux (SGM)
cycle ingénieur Matériaux à Polytech Marseille (2008), ex ESIL

Entreprise/Collectivité

IBS (7 ans d’ancienneté) : ION BEAM SERVICES

Description du poste

Je suis responsable d’une petite équipe de 4 ingénieurs (dont 3 docteurs en physique) dans une PME de 80 personnes spécialisée dans l’industrie du semiconducteur.

Nous sommes l’entité « process R&D » d’une division de 10 personnes spécialisée sur une technologie d’implantation ionique très avancée. L’industrie du semiconducteur concerne tous les composants microélectroniques qui entrent dans la fabrication des smartphones, ordinateurs, appareils électroménager, véhicules… C’est un secteur d’activité assez confidentiel mais passionnant, qui mélange toutes les expertises scientifiques. Les composants actuellement en production sont plus petits qu’un virus, et chaque année leur taille est diminuée. Nous sommes au cœur de cette révolution technologique qui a permis à un téléphone de devenir un ordinateur, ou à une clef USB de devenir un véritable disque dur, tout en diminuant leur prix. Nous travaillons tous les jours avec des atomes, que nous forçons à interagir ensemble pour modifier le comportement initial d’un matériau. Nos mesures de quantité se font en atomes par cm², nos distances se mesurent en nanomètres.

A mi-chemin entre le commercial et la R&D, l’ingénieur d’application dans une PME est le contact technique du client. Il est l’expert technique sur les applications dont il est le responsable, il peut établir les devis, mais c’est également lui qui pilote concrètement les études. C’est définitivement un poste de terrain, qui demande culture scientifique et aisance relationnelle. L’anglais courant est indispensable. En tant que responsable, j’organise et suit les activités techniques de chacun, tout en poursuivant la gestion de mes domaines d’expertise. Ce travail m’amène à me déplacer régulièrement, principalement en Europe, Asie et Etats-Unis par ordre décroissant de fréquence, au rythme d’environ dix jours tous les deux mois. 
Je peux travailler en jean le lundi et mettre mes mains dans une machine à 3 millions d’euros qui ce jour-là décide d’être récalcitrante, puis le mercredi après 20 heures de vol, animer en costume une réunion technique chez un client qui possède sa propre gare routière pour transporter ses 20000 employés. Il n’y a rien de paradoxal là-dedans, c’est une polyvalence très excitante.