Témoignages

Aurore PICHOT, Consultante en géotechnique minière

Formation

DEUG Sciences de la Terre et de l’Univers (STU) (équivalent de la L1, L2 actuelle)
licence Géosciences à l’université Paris-Sud XI (Orsay) (équivalent de la L3 actuelle)
Cycle Ingénieur Polytech Paris UPMC, Sciences de la terre, promotion 2009

Entreprise/Collectivité

SRK Consulting Australasia, au bureau de Sidney (Australie)

Description du poste

Je travaille aujourd’hui au sein de l’entreprise qui m’a accueillie pour mon stage de fin d’études : SRK Consulting Australasia. Après avoir été au bureau de Perth (Australie) je suis depuis 2013 à celui de Sydney. Je suis consultante en géotechnique minière depuis 2009 (embauchée dès mon stage terminé).

Je travaille principalement dans le dimensionnement de mine à ciel ouvert, mais également de mines souterraines, et ce, à tous les stades d’un projet. Cela varie suivant les termes du contrat conclu avec l’entreprise minière cliente, mais une étude complète consiste en :

  • Une étude documentaire (géologique, géotechnique, hydrogéologique et minière) du site concerné
  • Une campagne de terrain avec suivi de forages géotechniques (de 50m à 1000m de profondeur suivant la profondeur de la future mine ou extension prévue). Cela inclut la supervision du forage, l’étude de carottes de roche et leur échantillonnage, la réalisation de tests géotechniques (type pénétromètre statique) et hydrogéologiques (tests Packer) ainsi que l’installation de piézomètres à corde vibrante.
  • La validation des données acquises sur le terrain (Contrôle qualité).
  • Le dimensionnement de la mine (angle des flancs de la mine, largeur des bermes etc.) accompagné d’une modélisation 2D et/ou 3D.
  • Recommandations hydrogéologiques pour le maintien de la stabilité des pentes
  • Rapport et présentation des résultats au client

L’industrie minière est très dynamique offrant ainsi l’opportunité de travailler sur des projets variés et comportant chacun des challenges techniques très différents.
En tant que consultante, je passe en moyenne 30% de mon temps sur le terrain. Cela me semble essentiel pour la compréhension du projet sur lequel repose le succès de toute étude géotechnique mais aussi pour construire une relation durable avec le client. Cela permet également d’éviter un travail routinier, en changeant régulièrement non seulement d’atmosphère mais aussi de climat et d’organisation du travail.
Enfin, nos projets (et donc déplacements sur le terrain) sont localisés dans toutes les régions du globe et nous permettent ainsi de voyager vers de nouveaux horizons. J’ai eu l’occasion de travailler sur des projets en Australie, en Indonésie, en Papouasie Nouvelle-Guinée, au Ghana et en Zambie. Nul doute que d’autres destinations m’attendent pour les années à venir.