Témoignages

Olivier RONDART, Ingénieur de développement électronique.

Formation

BTS systèmes électroniques (équivalent de l’actuel BTS Systèmes numériques option B électronique et communications) admission directe (sans ATS).
Cycle ingénieur Electronique et technologies numériques à Polytech Nantes, promotion 2013

Entreprise/Collectivité

Description du poste

Mon entreprise, Interface Concept, c’est un peu un village d’irréductibles, soit une bonne quarantaine d’employés (artistes techniciens, commerciaux ou ingénieurs).
Notre jeu favori est de construire des cartes performantes dans un espace limité et un environnement sévère.
Par exemple, imaginez un bon PC de bureau (deux intel core i7) sur l’équivalent d’une feuille A5 que vous mettez dans la nature entre -40 et +85°C ... !

Nos clients sont de grands groupes (français, américains, italiens, indiens…) qui travaillent dans les domaines de la défense, de l’énergie ou de l’aéronautique civile. 
Nos cartes peuvent par exemple être utilisées pour des radars embarqués ou au sol.

Dans mon travail je fais principalement deux choses :

  • Concevoir des cartes (en ce moment une carte de traitement vidéo)
  • Développer des systèmes intégrés dans des FPGA* (en ce moment une interface numérique/analogique très haute vitesse)

*Les FPGA sont des gros composants électroniques dans lesquels sont rangés des milliers de fonctions binaires (ET, OU, etc) et des modules séquentiels (registres, bascules, etc). Ils permettent de synthétiser à peu près n’importe quel système numérique (une guirlande clignotante, un brouilleur radio ou un récepteur radar). L’avantage par rapport à un processeur qui aurait par exemple 8 cœurs pour traiter l’information, c’est qu’un FPGA est composé de milliers de blocs. L’inconvénient c’est que ces petits blocs ne savent pas faire grand-chose indépendamment des uns des autres. Il faut donc expliquer à tout ce petit monde comment travailler ensemble.

De ma modeste expérience de l’industrie je peux partager trois choses :

  • Les sujets scientifiques et techniques sont de plus en plus passionnants à mesure qu’on les explore.
  • Les choses simples sont toujours plus compliquées qu’elles n’y paraissent.
  • Le travail de l’ingénieur est de trouver la réponse simple à la question compliquée (j’avoue, je fais souvent l’inverse).

Pour finir, méfiez-vous de ceux qui vous disent qu’un ingénieur est nécessairement un manager et que la réussite professionnelle consiste à devenir le chef du chef, c’est ce cercle vicieux qui donne des entreprises avec un organigramme plus haut que large. Plus c’est haut moins ça tient debout. J’ai vu un documentaire là-dessus avec Depardieu et Cléopâtre.
Dans tous les cas, faites confiance aux personnes bienveillantes qui vous encadrent. 
Cultivez votre jardin (arts, sports, humanités), ça vous servira dans votre travail et dans la vie en général.