Témoignages

Jérémy PAVAGEAU, Ingénieur Motoriste – Ingénieur Calibration

Formation

PeiP Tours
Cycle Ingénieur Polytech Nantes, Thermique Energétique option ITM, promotion 2013

Entreprise/Collectivité

D2T en prestation pour Renault, Paris

Description du poste

Initialement, en 4a, je souhaitais faire un stage dans un laboratoire qui étudiait la mécanique des fluides, en Chine. Mon stage, d’une durée de 13 semaines, s’est déroulé à Canton (sud de la Chine) à la South China University of Technology (SCUT – Partenaire de Polytech Nantes), dans le département automobile. J’y ai fait plusieurs projets en lien avec l’automobile qui m’ont énormément plu.En 5a, j’ai donc décidé de renouveler mon expérience de la découverte du monde de l’ingénierie dans le secteur automobile.

J’ai fait un stage de 6 mois à Continental Toulouse. L’objectif était de calibrer les équations de réactions chimiques dans un pain SCR. Cet organe permet de traiter les NOx en sortie moteur pour répondre aux nouvelles normes EU6.A la fin de mon stage, ne pouvant pas être embauché chez Continental, je me suis mis à la recherche d’un emploi, toujours dans le secteur automobile. Quelques semaines après la fin de mon stage, j’ai signé un contrat chez D2T, une société de service qui est dans le secteur automobile. Elle loue des bancs moteurs, bancs à rouleaux pour PSA, RSA, Ford, etc. Je fais actuellement parti de l’équipe de Mise Au Point de D2T sur le site de Renault Lardy. 

Mon métier consiste à calibrer l’OBD SCR pour l’Eu6d (On Board Diagnosis). L’OBD consiste à alerter le conducteur via des programmes de diagnostics d’une défaillance d’un de ses organes de dépollution et dans mon cas le SCR.Plus spécifiquement, je dois faire des essais avec des véhicules sur piste, sur des bancs à rouleaux, bancs moteurs etc. pour détecter lorsque la pièce ne respecte plus les normes européennes d’émissions à l’échappement du véhicule. Une fois cette pièce déterminée, je dois envisager tous les cas possibles qui pourraient faire croire au système que la pièce est défaillante alors qu’elle ne l’est pas et vice-versa. Je dois donc pouvoir isoler, par calibration, ces cas pour qu’ils ne soient pas impactants pour la clientèle. L’objectif final est d’allumer la MIL (voyant moteur) que si la pièce est réellement défaillante et donc d’avoir le moins de retour en SAV. S’il n’ y pas de solutions, il faut savoir être force de propositions pour trouver rapidement des solutions efficaces et qui sont les moins onéreuses possibles.Je passe donc une grande partie de mes journées sur véhicules, dans les bancs et sur piste pour voir comment réagit le diagnostic à différentes contraintes. Le temps que je passe au bureau est dédié aux réunions, au post traitement et à des simulations de diagnostics pour tester des calibrations.C’est un métier très intéressant pour ceux qui aiment la mécanique (et oui on fait aussi de la mécanique), « bidouiller » les voitures, les moteurs et qui veulent savoir comment ça fonctionne. Il faut surtout être curieux. La technologie avance très vite et il y a donc tous les jours de nouvelles choses à appren